Enfants hyperactifs ou « enfants «écrans » ?

Enfants hyperactifs ou « enfants «écrans » ?

Le nombre d’enfants présentant des troubles du comportement va sans cesse grandissant. Manque de concentration, manque de patience, manque d’intérêt aux choses, agressivité et même violence. A cela s’ajoutent les problèmes associés, tels que la myopie, l’obésité, les troubles du langage ou du sommeil. Des signes qui devraient alerter et faire prendre consciente qu’il est temps d’intervenir pour leur santé. L’exposition prolongée aux écrans impacte le cerveau d’une manière insidieuse et provoque des lésions sur le psychisme dont on ne mesure pas encore entièrement l’étendue réelle sur le long terme.

De plus en plus de personnels enseignants se trouvent démunis devant des comportements qu’ils ne peuvent plus canaliser, et ce, à partir de la maternelle. De nombreux parents baissent les bras devant leurs enfants devenus incontrôlables : situation qui me très souvent le couple en danger. Il n’y a jamais eu par le passé autant d’enfants dirigés vers des pédopsychiatres, les psychologues ou les  orthophonistes.

Pourtant une des causes majeures de ces comportements est bien identifiée : les écrans.

Ces écrans – sous toutes leurs formes – se sont installés dans nos vies, jusqu’à nous rendre dépendants. Nous avons peur d’être rétrogrades ou de marginaliser nos enfants si nous ne leur offrons pas le dernier smartphone ou la dernière tablette tactile.  A une époque pas très lointaine, les livres, les crayons de couleur, les jouets faisaient partie de l’espace ludique de nos enfants.

Nouvelle trouvaille du Ministère de l’Education, nos tout-petits bénéficieront de tablette dès l’école primaire. Tout devient virtuel ; ce qui amène à de plus en plus d’enfermement. Plus de contact, plus de sensations tactiles, plus de plaisir à échanger. Nous formons de cette manière des individus étanches aux émotions et aux sentiments. Pourtant, donner une tablette, une console de jeu ou toute forme d’écran qui captive leur attention, c’est  les mener avec  certitude à une dépendance, une addiction. L’enfant devient vite accro au virtuel qui captive son attention, l’empêche de rêver et de s’ennuyer, mais sans lequel il devient infernale. En même temps, c’est tellement pratique de caser le petit dernier devant la télévision avec son biberon ou son petit-déjeuner quand on veut se préparer pour aller travailler sans être dérangé !

Faites un tour dans les grandes surfaces le samedi et observez tous ces enfants qui ont le regard livide et les yeux cernés ; révélateur d’un manque de sommeil et des effets délétères des écrans. Mais observez  également tous ceux qui courent et qui hurlent dans les rayons qu’ils prennent pour un terrain de jeux… qu’ils n’ont plus ailleurs.

Nous ne pouvons pas dire que nous ne savons pas, car nous avons la possibilité de nous informer. Il appartient aux parents de poser les règles aux enfants. Canaliser les petits en posant des règles ne veut pas dire les punir, mais au contraire les sauvegarder. Quand on explique à un enfant pourquoi il ne peut pas rester longtemps devant un écran, même s’il s’y oppose, il est capable de comprendre le message.  S’il régit par de la violence au moment où vous lui refuser l’écran, que ce soit au réveil ou dans la journée, vous avez toutes les raisons de vous inquiéter, car c’est le signe qu’il est déjà tombé dans la dépendance. Sa réaction est biologique, au même titre qu’on retire un joint à une personne droguée.

Nous devons à nos enfants de les protéger de ce qui les agresse, de ce qui « abime »  leur santé aussi bien physique que psychique